Je suis CTO depuis 15 ans. J’ai accompagné et audité des entreprises de toutes tailles, des startups aux ETI, sur leurs enjeux techniques et leur infrastructure. Et il y a un constat qui revenait systématiquement, chez toutes, sans exception.
La messagerie est le maillon faible de la souveraineté numérique.
Le paradoxe que personne ne voit
La souveraineté numérique est devenue un sujet reconnu. Les entreprises françaises migrent leur hébergement chez des acteurs européens, chiffrent leurs bases de données, auditent leurs sous-traitants. C’est bien.
Mais quand on regarde leur messagerie, le tableau change radicalement. Les contrats, les négociations commerciales, les données RH, les échanges stratégiques avec les avocats, les documents confidentiels en pièce jointe : tout ça transite par Google Workspace ou Microsoft 365.
Des serveurs américains. Soumis au Cloud Act. Soumis au FISA Section 702. Consultables par des autorités étrangères sans que vous n’en soyez informé.
Et personne ne s’en inquiète, parce que “tout le monde fait pareil”.
Le déclic
Le déclic n’est pas venu d’un incident spectaculaire. Il est venu de la répétition.
Chez un client, cabinet d’avocats, j’audite la stack technique. Tout est nickel : hébergement français, VPN, chiffrement des postes. Je pose la question de la messagerie. Silence. “On est sur Gmail.” Les échanges avocat-client, protégés par le secret professionnel, transitent par des serveurs soumis au droit américain. Ce n’est pas un cas isolé.
Chez un autre client, une PME industrielle avec de la propriété intellectuelle sensible, même constat. Le DSI avait verrouillé l’infrastructure, mais le mail restait chez Microsoft “parce qu’il n’y a pas d’alternative crédible”.
C’est cette phrase qui m’a marqué : “il n’y a pas d’alternative crédible”.
J’ai cherché. Et force est de constater que c’était vrai. Il existe des solutions souveraines pour l’hébergement, le stockage, la visioconférence. Mais pour le mail professionnel en SaaS, hébergé en France, avec un vrai produit et un vrai support ? Le vide.
Ce que Missivio propose
Missivio, c’est cette alternative. Une messagerie professionnelle conçue pour les entreprises qui ne veulent plus de compromis :
- 100% hébergée en France, chez des hébergeurs français. Pas de filiale américaine dans la chaîne.
- Conformité RGPD native, pas un patch rajouté après coup.
- Clause anti-Cloud Act inscrite dans nos CGV : si une autorité étrangère demande vos données, la réponse est non.
- Paiement par prélèvement SEPA, avec une chaîne de paiement maîtrisée et européenne.
- Migration assistée incluse dans toutes les offres : on s’occupe de tout, vous ne perdez aucun message.
- Open source dans la roadmap : nos futurs clients (webmail, agenda, contacts) seront publiés en open source sous licence AGPL. Aujourd’hui, le service tourne sur un serveur mail solide avec les protocoles standards (IMAP, SMTP, CalDAV, CardDAV) et un webmail fonctionnel. Ce n’est pas encore le plus beau, mais ça marche, c’est sécurisé, et c’est en France.
Ce que Missivio ne fait pas
On ne prétend pas remplacer Google Workspace ou Microsoft 365 dans leur intégralité. On ne fait pas de suite bureautique, de visioconférence ou de stockage cloud.
On fait du mail. Du calendrier. Des contacts. Et on le fait bien, en France, avec une obsession : que vos communications professionnelles restent sous votre contrôle juridique.
Pourquoi maintenant
Le contexte n’a jamais été aussi favorable. Le Cloud Act a 8 ans et les entreprises commencent à en mesurer les implications concrètes. La CNIL durcit ses positions. Les appels d’offres publics exigent de plus en plus des garanties de souveraineté. Et les PME, qui n’ont ni le budget ni l’envie de déployer un serveur mail interne, ont besoin d’un service clé en main.
Missivio est ce service.
La suite
C’est moi qui code. C’est moi qui opère. C’est moi qui réponds quand vous appelez. Cette proximité, c’est un choix. Chez Missivio, il n’y a pas de niveau 1 qui transfère au niveau 2. Pas de support externalisé. Quand vous avez une question, vous parlez au CTO.
Si vous êtes un indépendant, une PME, un cabinet d’avocats, ou toute structure qui traite des informations sensibles par mail, contactez-nous. On vous montre en 15 minutes pourquoi vos mails méritent mieux.
Alexis Delaporte, fondateur de Missivio